Canal de Roanne à Digoin

Surnommé le canal tranquille

 

En 1827, deux banquiers roannais (M. Devillaine et M. Merle) s’associent avec quatre banquiers Suisses afin de trouver les financements des travaux du canal. La Société Franco-Suisse est née.

En 1830, démarrage des travaux  pour une durée de huit années. L’ingénieur chargé des travaux est Pierre-Benoît de Varaigne.

En 1834, Un plan d’eau à niveau constant a été réalisé par la construction d’un barrage. Cet ouvrage situé à 800 mètres en aval du pont de Roanne alimente le canal par l’intermédiaire d’une prise d’eau appelée linquet.

En 1838, le canal est officiellement ouvert à la navigation. Le barrage est ainsi de 55.80 Km. La dénivellation est de 36.80 mètres entre Roanne et Chassenard et comprend 13 écluses. La hauteur des chutes varie de 2.50 mètres à 3.65 mètres avec des sas de 30.50 mètres pour une largeur de 5.20 mètres et un mouillage de 1.60 mètres. C’est le gabarit « Becquey ».

En 1843, malgré l’ouverture d’un nouveau barrage placé à 800 mètres à l’aval du pont De Varaigne, soit 600 mètres à l’aval du premier barrage, une énorme crue emporte de nombreux bateaux.

En 1863, l’Etat devient propriétaire du canal et entreprend de grands travaux de transformation  pour le rendre plus compétitif que la voie ferrée. Il le classe dans les voies navigables le 5 août 1879, alors que le volume de fret atteint 150 000 tonnes en 1875.

Entre 1891 et 1899, le canal est aménagé selon le gabarit « Freycinet » (norme régissant la dimension des écluses et mise en place par une loi du programme de Charles de Freycinet datant du 5 août 1879. Elle portait la longueur des sas d’écluse à 39 mètres pour 5.20 mètres de large, afin d’être franchissables par des péniches de 300 à 350 tonnes). L’ensemble des écluses est ramené à 10. Trois écluses seront entièrement reconstruites en remplacement de petites écluses rapprochées, à Artaix (6.00 mètres de chute), Bourg le Comte (7.30 mètres de chute) et Chassenard (6.00 mètres de chute). Ces travaux ont nécessité le rescindement de 3 courbes et réduisent ainsi la longueur du canal de 400 mètres. Le mouillage a été porté à 2.20 mètres et la hauteur libre sous ouvrage à 3.50 mètres. Les bateaux peuvent dorénavant porter de 250 à 280 tonnes. L’ingénieur chargé des travaux est M. Léonce-Abel Mazoyer, secondé par l’ingénieur ordinaire Lesierre.

La majeure partie des 56 ponts a été reconstruite pour établir des ouvertures comprises entre 10.60 et 18.00 mètres.

En 1909, le barrage construit en 1846 est remplacé par un troisième ouvrage, un peu plus en amont et entièrement mobile. Celui-ci a été modernisé en 1939 puis restauré en 2005.

 

 

Le volume de fret a atteint 500 000 tonnes en 1917, à partir de ce point culminant le trafic se réduit à 460 000 tonnes en 1938. Le déclin de l’activité commerciale du canal est amorcé par la concurrence du chemin de fer puis de la route et s’accroît par l’usage des nouvelles énergies qui remplacent le charbon. Le trafic qui ne représente plus que 318 000 tonnes en 1953 passe à 156 000 tonnes en 1954 et tombe à 19 500 tonnes par an en 1976. Malgré la crise de l’énergie de 1981 qui a fait remonter le trafic à 50 000 tonnes, l’exploitation commerciale est déficitaire. Le canal est désormais dévolu au tourisme et prend le surnom de "Canal Tranquille".


Liste des écluses :

  1) - Roanne
  2) - Cornillon
  3) - Briennon
  4) - Artaix
  5) - Montgrailloux
  6) - Chambilly
  7) - Bourg-le-Comte
  8) - Chassenard
  9) - Les Beugnets (Chassenard)
10) - Les Bretons (Chassenard)


Liste des Ports et Haltes nautiques :

      -  Le plus important : Roanne
      -  Port de plaisance : Briennon
      -  Haltes nautiques : Mably, Melay, Aratix, Bonnant (Luneau), Croix-Rouge (Chassenard)