Tympan Roman


Photo : M. Couture

Photographies et description du tympan roman lors de la découverte en 2000

Au centre du tympan, dans une mandorle, cadre en forme d’amande, trône le « Christ de la Parousie », c’est-à-dire le Christ apparaissant au moment de l’Apocalypse. Assis sur un siège aux extrémités se terminant en élégantes volutes, Il lève la main droite, l’index désignant le ciel.
De la main gauche, détachée mais conservée, Il tient un livre. Il porte une courte barbe, et son front est ceint d’une couronne d’orfèvrerie, de même type que celles des rois mages et de la Vierge. Les draperies de sa robe conservent par endroits des fragments de polychromie.

La partie supérieure de la mandorle est tenue par deux anges portant de longues robes plissées. Leurs têtes sont bien conservées, de même que le plumage de leurs ailes. Ce type de présentation de la mandorle avait été adopté, si l’on en croît Conant, à Cluny III.

En dessous de l’ange de gauche qui pourrait symboliser saint Matthieu, à droite du Christ, s’impose le lion ailé de saint Marc, au long cou et à la tête très abîmée, mais dont le nimbe est conservé. Ce qui subsiste de son pelage peut être rapproché de celui du lion de Neuilly en Donjon. Trois de ses pattes sont visibles, semblables à celles du lion d’un chapiteau d’Anzy-le-Duc.


Photo : M. Couture

En dessous de l’ange de droite, donc à gauche du Christ, on reconnaît l’aigle de saint Jean, surmontant le taureau de saint Luc. La tête du taureau a partiellement disparu.

L’archivolte, en avancée par rapport au tympan, a perdu une grande partie de son décor. Seuls subsistent une grappe de raisin (en haut) et un fragment de l’étoile qui guide les mages.

D’autres éléments de décor sont visibles : des restes du linteau dont il manque la partie centrale, et les chapiteaux surmontant les colonnes latérales du portail.

 

2009 - 2010 Restauration du portail roman

 

De nombreux fragments sauvegardés, étudiés et identifiés au cours de l'Etude archéologique, par Gilles Rollier, archéologue INRAP ont été repositionnés lors de la restauration.

Ont notamment été remis en place :

- dans le tympan : la main du Christ tenant le Livre ; des fragments de draperie de la robe du Christ , le bras gauche de l'ange soutenant la mandorle, côté Est ; la joue du taureau représentant l'évangéliste saint Luc ;

- dans la voussure : des grappes de raisin ; des fragments de l'étoile des Mages, la restituant ainsi complètement.

D’autre part, au cours de l’Étude archéologique, Gilles Rollier, avait eu, par Madame Dendraël, conservateur du Musée du Hiéron, connaissance de fragments de sculptures provenant de Chassenard, conservés à Paray-le-Monial. Il avait immédiatement identifié ces trois fragments de statues, comme provenant du linteau brisé lors de l’ouverture du mur Sud, en 1920/22. Les restaurateurs des sculptures du tympan en ont fait des copies  et les ont replacées dans le linteau pour en compléter partiellement le décor : un cortège apostolique.

Voir à la rubrique Histoire : Église.

 

Sources :

  • Texte : Solange Couture et Stéphanie Michel, d'après Annie Regond, CAOA de l'Allier.
  • Extrait de la maquette de la Communauté de Communes du Val de Loire du 5 avril 2005.
  • Description des travaux effectués en 2008 - 2010. S. Couture.

 

Actualisé le 17.07.2015.